Le Togo a officiellement manifesté son intention d'augmenter ses importations d'électricité en provenance du Nigeria afin de faire face à une demande intérieure en pleine expansion. Lors d'une récente rencontre entre la direction de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) et les responsables de la Nigeria's Niger Delta Power Holding Company (NDPHC), le Togo a exprimé son souhait d'accroître les volumes actuellement achetés pour desservir davantage de ménages, d'entreprises et de nouveaux clients raccordés au réseau national. Cette demande survient alors que la croissance économique et l'extension des infrastructures électriques exigent des approvisionnements plus importants et plus fiables.
Aujourd'hui, le Togo importe déjà une partie de son électricité – environ 75 megawatt‑heures par jour – dans le cadre d'un accord bilatéral avec le Nigeria, une relation jugée bénéfique mais encore insuffisante pour absorber la demande actuelle. Cette situation a poussé les dirigeants de la CEET à rechercher un renforcement de la coopération énergétique avec la NDPHC, en particulier pour assurer une régularité de fourniture qui favorise le développement industriel et la qualité de vie des populations.
Au plan régional, cette initiative s'inscrit dans la logique plus large d'intégration énergétique de l'Afrique de l'Ouest. Le Togo, le Nigeria et d'autres pays de la région sont connectés via des infrastructures de transmission électrique issues de projets comme celui de la West African Power Pool, qui vise à harmoniser et faciliter les échanges transfrontaliers d'énergie. Grâce à ces interconnexions, la diversification des sources d'approvisionnement contribue à améliorer la sécurité énergétique des États de la sous‑région, tout en réduisant potentiellement les coûts et les pannes prolongées.
Cependant, cette ambition de renforcer l'importation d'électricité est également confrontée à des défis pratiques, notamment sur le plan financier. Le Nigeria a déjà souligné à plusieurs reprises l'importance de garantir des paiements réguliers pour les volumes fournis, une condition jugée essentielle pour stabiliser les relations commerciales énergétiques. Des discussions sur ces questions financières devront être menées pour que le Togo puisse concrétiser ses objectifs d'expansion du service électrique, tout en contribuant à l'intégration énergétique ouest‑africaine.
Publié le 18/03/26 12:04
La Rédaction
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CEMAC