Selon les dernières données publiées par la plateforme de mesure nPerf, couvrant la période du 1er janvier au 1er juillet 2026, la réactivité des connexions cellulaires révèle une redistribution inattendue des cartes technologiques sur le continent.
Au sommet de ce classement régional, le Togo crée la surprise en décrochant la première place grâce à une latence moyenne remarquable de 28,8 millisecondes (ms). Seul pays d'Afrique subsaharienne à passer sous le seuil symbolique de 30 ms, la nation ouest-africaine récolte les fruits des investissements consentis dans la modernisation de ses infrastructures télécoms, le raccordement aux récents câbles sous-marins et la densification de ses points d'échange Internet locaux.
Ce dynamisme reflète une suprématie très nette de l'Afrique de l'Ouest. Le Sénégal se hisse au deuxième rang avec un temps de réponse de 35,4 ms, immédiatement suivi par le Bénin avec 39,0 ms et la Côte d'Ivoire qui enregistre 46,9 ms. Ces performances procèdent des stratégies nationales de transformation numérique et de l'interconnexion régionale croissante. Celles-ci permettent d'améliorer l'expérience utilisateur, essentielle au développement du mobile money et des services cloud.
En Afrique de l'Est et dans l'océan Indien, le Kenya conserve une position solide au cinquième rang avec 49,9 ms, tandis que Madagascar devance l'Afrique du Sud en affichant 55,1 ms contre 56,1 ms pour le géant austral.
Dans la seconde moitié du tableau, les plus grands marchés de la région font face à des défis d'infrastructure plus complexes. Le Nigeria occupe la huitième place avec une latence de 98,5 ms, suivi de près par l'Angola à 99,3 ms et le Cameroun qui ferme la marche de ce Top 10 avec 100,1 ms. L'étendue géographique de ces territoires et la forte densité des nœuds urbains expliquent en partie ces délais de transmission plus élevés.
À l'heure où l'écosystème numérique africain s'oriente vers les services à forte valeur ajoutée, l'automatisation et l'essor des solutions SaaS en entreprise, la réduction du temps de réponse des réseaux demeure un levier stratégique pour garantir la compétitivité du continent.
Anselme Akéko
Publié le 22/07/26 12:57
La Rédaction
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