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Sénégal : La consommation des ménages, principale source de la croissance entre 2014 et 2020

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Au Sénégal, une nouvelle étude de la Direction de la prévision et des études économiques du ministère en charge de l'Economie, du Plan et de la Coopération, révèle que la croissance économique a été particulièrement plus dynamique à partir de 2014.

En effet, l'analyse de l'évolution trimestrielle de l'activité économique dans le pays depuis 2014, a fait ressortir une croissance moyenne trimestrielle du PIB, en rythme annuel, de +5% entre 2014 et 2020, contre +3,5% sur la période 2010-2013.

Evolution de la croissance du PIB trimestriel (en glissement)

                                                                                                              Source : DPEE

Si cette accélération du rythme de création de la croissance de la seconde économie de l'UEMOA est en lien avec la mise en œuvre du nouveau plan de développement économique et social, dénommé "Plan Sénégal Emergent (PSE)", elle est surtout imputable à l'accroissement du pouvoir d'achat des ménages sénégalais sur la période.

La baisse des taxes dope la consommation

De fait, il est ressorti de l'étude que l'augmentation de la consommation des ménages est le principal facteur de cette accélération de la création de richesse avec une contribution de 3,6 points de pourcentage à la croissance moyenne trimestrielle globale de 5% sur la période 2014-2020, contre 2% entre 2010 et 2013.

Cette progression de la consommation est favorisée par l'accroissement des revenus des ménages, suite aux politiques de diminution des taxes sur le revenu et le capital ainsi qu'à l'octroi de bourses familiales aux populations démunies, précise l'étude.

Les exportations, second moteur de la croissance

Le second accélérateur de cette croissance provient du dynamisme des exportations dont la contribution s'est établie à 2,5 points de pourcentage entre 2014 et 2020, contre 1,9 point de pourcentage sur la période 2010-2013.

Concernant la contribution de l'investissement à cette croissance économique, on note qu'elle est plutôt décevante et n'est ressortie qu'à 1 point de pourcentage sur la période 2014-2020 contre 0,8 point entre 2010 et 2013, en dépit de la réalisation des infrastructures de grande envergure.

En revanche, les importations de biens et services contribué à atténuer cette bonne dynamique de l'activité économique avec une contribution négative à la croissance qui est passé de -1,2 point entre 2010 et 2013 à -2,1 points entre 2014 et 2020.

Publié le 08/12/20 16:44

Dr Ange Ponou

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