Au Sénégal, le ministère des Finances et du Budget a rendu le rapport d'exécution budgétaire pour le quatrième trimestre 2025. Il renseigne principalement que le déficit budgétaire est ressorti à 1.387,5 milliards FCFA à fin décembre 2025, représentant 6,44% du PIB, pour une cible annuelle de 7,82% du PIB.
Par ailleurs, si l'on se fie aux indicateurs mis en exergue par le RETB, les charges financières de la dette ont été exécutées à hauteur de 1.088,1 milliards FCFA. Concernant les dépenses en capital se sont établies à 1.471,8 milliards FCFA, à fin décembre 2025, représentant 78,4% des prévisions de la deuxième loi de finances rectificative LFR 2.
S'agissant des recettes du budget général, elles se sont établies à 4 477,1 milliards FCFA pour un objectif annuel de 4.531,1 milliards FCFA dans la LFR 2, soit un taux de réalisation de 98,8%. En glissement annuel, elles ont progressé de 471,9 milliards FCFA (+11,8%).
Sur les recettes fiscales, le rapport d'exécution budgétaire renseigne qu'elles ont atteint 4.087,4 milliards FCFA, soit 99,6% de l'objectif annuel de 4 102,3 milliards. Elles ont connu une hausse de 394,2 milliards en glissement annuel (+10,3%). Les performances sont portées par la dynamique conjointe des impôts directs et indirects.
Pour les recettes non fiscales, elles ont été recouvrées pour un montant de 287,4 milliards, représentant 111,1% de l'objectif annuel de 258,8 milliards, soit une progression de 102,8 milliards (+55,7%) par rapport à 2024. S'agissant des dons, ils ont été mobilisés à hauteur de 102,3 milliards, soit 60,2% de la cible annuelle. Ils se composent de dons budgétaires (8,5 milliards) et de dons en capital (93,8 milliards).
Ainsi, les dépenses totales du budget général ont été exécutées à hauteur de 5 864,6 milliards, correspondant à 93,9% des prévisions de la LFR 2 2025. Les dépenses ordinaires ont été réalisées pour un montant de 4.392,9 milliards (soit 100,6% des prévisions budgétaires), portées essentiellement par les transferts courants (1 456 milliards) et la masse salariale (1.454,1 milliards).
Concernant les investissements sur ressources internes ont atteint 559,1 milliards, comprenant les dépenses directement exécutées par l'État (98,6 milliards) et les transferts en capital (460,5 milliards). Les investissements financés par prêts projets et dons en capital se sont établis à 912,7 milliards, soit 72% des prévisions.
Publié le 22/04/26 10:15
Narcisse Angan
SN
CEMAC