Le chef de mission du FMI à Dakar, Gemayel Edwards, reçu en audience ce 10 mai par le chef de l'Etat sénégalais Macky Sall.
Le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) mettent en œuvre un programme triennal pour la période juin 2023 - juin 2026. Il porte sur un montant global de 1 150 milliards FCFA, soit environ 1,9 milliard de dollars. L'annonce est faite ce jeudi 11 mai par le chef de mission de l'institution à Dakar, Gemayel Edwards, en marge d'une conférence de presse à Dakar.
Le programme est construit autour de plusieurs thématiques qui sont des défis pour l'économie sénégalaise. Il s'agit notamment de l'amélioration de la consolidation budgétaire qui vise à soulager les caisses de l'Etat en vue d'une bonne maîtrise de l'endettement public estimé à 67% du PIB.
Les autres composantes du partenariat triennal porte également sur l'amélioration de la gouvernance financière et la lutte contre la corruption. A cet effet, il est prévu le renforcement des prérogatives de l'OFNAC, l'organisme public en charge de la lutte contre la corruption, pour un meilleur suivi des dossiers.
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Le partenariat vise en outre à favoriser la résilience socioéconomique à travers le ciblage d'un million de ménages vulnérables à travers le Registre National Unique (RNU) qui permet de répertorier les populations les plus pauvres du pays. Les deux parties prévoient aussi de promouvoir le développement du secteur privé avec pour effet attendu notamment la création d'emplois. Le dernier pilier du programme est la résilience climatique.
Ce programme, selon Gemayel Edwards, va permettre au Sénégal de respecter ses engagements internationaux et d'exécuter des réformes économiques et financières qui devraient contribuer à soutenir la croissance à moyen terme.
Pour le ministre des Finances et du Budget, Mamadou Moustapha Ba présent lors de la conférence, le nouveau partenariat qui consacre une nouvelle page de la collaboration avec l'institution de Breton Woods permettra entre autres de baisser le taux d'endettement, qui devrait passer à 65% en 2024. Cette ambition repose, par ailleurs, sur le renforcement du taux de pression fiscale (Rapport recettes fiscales/PIB) qui devrait passer de 18% à 20% du PIB d'ici 2025.
Mouhamadou Dieng
Publié le 11/05/23 15:55
La Rédaction
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CEMAC