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SIREXE 2026 : La carte des rendez-vous extractifs africains se redessine à Abidjan

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Jusqu'en 2024, les grands rendez-vous continentaux du secteur extractif et énergétique étaient concentrés au Cap (Mining Indaba, Africa Energy Indaba, African Mining Week, African Energy Week), au cœur d'un même écosystème anglophone sud-africain. L'arrivée en 2024 du Salon international des ressources extractives et de l'énergie (SIREXE) a introduit, à Abidjan, un pôle complémentaire ancré en Afrique de l'Ouest et dédié à l'espace francophone. Deux ans plus tard, à cinq semaines de l'ouverture de sa deuxième édition (18-22 novembre 2026, Parc des Expositions d'Abidjan), le salon dispose des premiers indicateurs qui permettent de mesurer son positionnement réel sur cette carte continentale.

Un créneau calendaire taillé sur mesure

Novembre, en apparence, est un mois libre. Le Mining Indaba 2027 se tiendra au Cap du 8 au 11 février, l'Africa Energy Indaba du 2 au 4 mars 2027, l'AEW et l'African Mining Week du 12 au 16 octobre 2026. Entre AEW (qui s'achève fin octobre) et Mining Indaba (début février), le SIREXE s'intercale en novembre, créant un rendez-vous intermédiaire pour les investisseurs qui doivent décider de leur stratégie 2027 avant la saison du Cap. Le positionnement n'est pas fortuit : il permet à Abidjan de capter des décisions pré-Indaba et de servir de laboratoire aux annonces qui seront formalisées trois mois plus tard en Afrique du Sud.

L'offre sectorielle, la vraie différence

C'est sur le périmètre thématique que la singularité est la plus nette. Les quatre rendez-vous sud-africains sont des événements spécialisés : Mining Indaba fait du minier, les deux Energy du pétrole et de l'électricité. Le SIREXE, lui, réunit en un seul salon les trois univers que les investisseurs doivent arbitrer simultanément : mines, pétrole-gaz et énergie. Un format intégré qui répond à la réalité d'un continent où un même capital doit souvent choisir entre un gisement d'or burkinabè, un bloc offshore guinéen et un projet solaire sahélien. Dans un contexte où la transition énergétique brouille les frontières entre extractif et renouvelable, cette intégration pèse. La programmation 2026 l'assume : conférence inaugurale sur les tensions géopolitiques pétrole-gaz avec Daniel Yergin (S&P Global, CERAWeek) et Philippe Chalmin (Cercle CyclOpe), panels contenu local pour les PME de services, dans un Hall 2 trois fois plus spacieux qu'en 2024 pour les cleantechs et le mining tech.

Le modèle pays à ressources émergent

C'est peut-être là que SIREXE invente quelque chose. Mining Indaba et AEW sont des plateformes, portées par des structures privées (Hyve Group pour l'un, African Energy Chamber pour l'autre). Le SIREXE, lui, est un salon certes, organisé par la structure privée 2A Consulting, mais porté par l'Etat et articulé à un Plan national de développement (114 838 milliards de FCFA sur 2026-2030) et à un Fonds souverain stratégique (FSD-CI) créé en avril 2026 et adossé aux recettes extractives. Un format où le pays hôte ne veut pas seulement accueillir mais exposer son propre dispositif comme produit d'appel. La signature du protocole minier et énergétique avec le Botswana, pays invité d'honneur de l'édition, prolongera ce positionnement d'économie extractive émergente qui cherche à inspirer plutôt qu'à être conseillée.

Publié le 28/10/26 10:24

Communiqué

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