Au Togo, la zone franche industrielle confirme son rôle stratégique dans la dynamique d'industrialisation et d'attraction des investissements. D'après les données présentées ce 11 mars, lors du conseil des ministres, les investissements réalisés dans la zone franche ont atteint 425,664 milliards FCFA à fin 2024, soit environ 7% du Produit intérieur brut (PIB). Une performance qui témoigne du poids croissant de cet écosystème industriel dans l'économie nationale.
Au-delà des flux financiers mobilisés, les entreprises opérant dans la zone franche ont également contribué à la création d'environ 19 000 emplois directs au profit des nationaux, consolidant ainsi leur rôle dans la promotion de l'emploi et le développement du tissu productif.
Depuis sa création en 1994, la Société d'administration de la zone franche (SAZOF) s'est imposée comme un instrument central de la politique d'industrialisation et de promotion des exportations. L'initiative visait à attirer les investisseurs étrangers et à encourager l'implantation d'unités industrielles orientées vers l'export. Au fil des années, ce dispositif a permis d'agréer 141 entreprises, dont 91 sont actuellement en activité. Ces sociétés évoluent principalement dans des secteurs industriels à forte vocation exportatrice, contribuant ainsi à renforcer la diversification économique et la compétitivité du pays sur les marchés internationaux.
Par ailleurs, dans le cadre de l'amélioration du climat des affaires et de la rationalisation de l'action publique, le gouvernement a opéré une reforme de mutation de la SAZOF en Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF). L'objectif est de regrouper au sein d'une même entité la gestion du code des investissements et celle du statut de zone franche industrielle.
Selon les autorités, cette réforme vise à renforcer la cohérence institutionnelle, simplifier les procédures administratives et améliorer l'efficacité des politiques publiques en matière d'attraction des investissements. La mise en place de l'API-ZF devrait ainsi permettre d'accroître davantage l'attractivité du pays auprès des investisseurs, tout en consolidant la contribution de la zone franche à la croissance économique et à la souveraineté productive.
Publié le 13/03/26 17:28
Narcisse Angan
SN
CEMAC