Sept milliards FCFA ! C'est la somme que le Président Romuald Wadagni s'engage à redistribuer aux cotonculteurs béninois s'ils parviennent à hisser la production nationale à 700 000 tonnes lors de la campagne 2026-2027. Une prime de dix francs par kilogramme, promise dès le seuil franchi, qui transforme un objectif chiffré en véritable pacte entre l'État et les producteurs.
L'enjeu est de taille pour une filière qui est le moteur de l'économie béninoise. Premier producteur de la sous-région ouest-africaine, le Bénin a pourtant vu ses volumes baisser au fil des trois dernières campagnes, passant de plus de 700 000 tonnes à environ 500 000 tonnes. Un recul que les autorités expliquent par plusieurs facteurs : une pluviométrie capricieuse, des semences de qualité inégale, un conseil agricole encore mal adapté et une mécanisation qui tarde à se répandre.
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Face à cette baisse, le gouvernement veut reprendre la main. Le geste financier promis par le chef de l'État va au-delà de la simple incitation ; c'est un signal politique fort adressé à des acteurs que le pouvoir replace au cœur de sa stratégie de souveraineté économique. Car le coton n'est pas une culture comme les autres. Source de devises, il fait vivre tout un secteur agricole et entraîne avec lui les autres productions. Sa bonne santé devient ainsi une condition de la souveraineté alimentaire.
Reste à concrétiser cette ambition sur le terrain. C'est la mission du ministre de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche, Adin Yeton Bloukounon Goubalan, qui a multiplié ces derniers jours les rencontres avec les acteurs de la filière.
Fanuelle YAO
Publié le 12/06/26 12:31
La Rédaction
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