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Côte d’Ivoire : 3,2 milliards FCFA pour assurer la mobilité académique vers la France en 2026

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La coopération universitaire entre la Côte d'Ivoire et la France se porte bien. En effet, dans le cadre du troisième C2D, Contrat de désendettement et de développement, Abidjan mobilise 3,2 milliards de FCFA pour financer 416 mobilités académiques d'étudiants en master et doctorat, d'enseignants-chercheurs et de chercheurs ivoiriens vers des universités et laboratoires français, au titre de 2026. Le C2D, rappelons-le, est un mécanisme de conversion de la dette de la Côte d'Ivoire à l'Etat français en programmes de développement. Il est géré dans un cadre partenarial entre les deux pays et est adossé à l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE) du Fonds monétaire international dont bénéficie l'Etat Ivoirien.

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Le dispositif couvre trois niveaux de mobilité : premièrement, les étudiants en master et en doctorat qui pourront effectuer des séjours de recherche d'une semaine à un mois dans des établissements, français afin d'approfondir leurs travaux scientifiques. Deuxièmement, des enseignants-chercheurs et chercheurs qui bénéficieront de programmes de perfectionnement d'une durée d'un à deux mois, dans des universités partenaires en France. Et enfin, des séjours d'immersions plus longues, de trois à cinq mois, destinées aux enseignants-chercheurs et chercheurs. Ces séjours permettront, soit de poursuivre des travaux dans des laboratoires en partenariat avec des équipes françaises, soit d'observer les pratiques pédagogiques dans les universités françaises, notamment l'organisation des cours magistraux, des travaux dirigés, ainsi que des travaux pratiques, afin d'améliorer l'offre pédagogique dans les établissements ivoiriens.

L'annonce a été faite ce 6 mars par le ministre ivoirien de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, à l'issue d'une séance de travail avec le consul général de France en Côte d'Ivoire, Philippe Collin. Cette initiative s'inscrit dans le cadre du projet Appui au développement de l'enseignement des sciences, de la technologie, de la recherche et de l'innovation (ADESTRI), financé par le C2D.

Le projet ADESTRI, doté d'une enveloppe globale de 22,9 milliards FCFA, vise à renforcer la qualité de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique en Côte d'Ivoire. Le volet mobilité constitue l'un des piliers de ce programme et s'inscrit dans une dynamique engagée depuis plus d'une décennie. En réalité, depuis 2013, les différents programmes C2D ont permis de mobiliser 86,7 milliards FCFA, en faveur du sous-secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

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Dans ce total, 6,4 milliards FCFA ont été consacrés spécifiquement à la mobilité académique. Au détail ce sont 1,7 milliard FCFA qui ont financé 131 mobilités dans le cadre du C2D 1 ; 1,5 milliard FCFA ont permis 123 mobilités sous le C2D 2 ; et enfin 3,2 milliards FCFA sont désormais prévus pour 416 mobilités avec le C2D 3. Cette progression traduit une montée en puissance du programme, tant en volume financier qu'en nombre de bénéficiaires.

La question des visas au cœur des échanges

La mise en œuvre du programme nécessite une coordination étroite avec les autorités consulaires françaises, notamment pour la délivrance des visas. Ainsi, les échanges ont notamment porté sur les procédures administratives et les attentes des établissements ivoiriens, afin de faciliter les déplacements des bénéficiaires. Le diplomate a par ailleurs souligné la dynamique déjà observée dans les flux étudiants entre les deux pays. Plus de 3 800 visas pour études ont été délivrés en 2025, soit une hausse de près de 13% par rapport à 2024.

Selon lui, cette tendance devrait se poursuivre dans les prochaines années, avec une augmentation progressive des visas étudiants, soutenue par les programmes de coopération universitaire comme ADESTRI. Au-delà des chiffres, ce programme s'inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer le capital humain et scientifique ivoirien. En facilitant les échanges académiques et les partenariats entre universités, la Côte d'Ivoire entend accélérer la montée en compétence de ses chercheurs et améliorer la qualité de l'enseignement supérieur, pour accompagner la transformation du système universitaire et soutenir le développement du pays.

Publié le 07/03/26 19:38

Narcisse Angan

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