La Côte d'Ivoire et le Programme des Nations Unies pour le développement ont formalisé, mercredi 25 mars 2026 à Abidjan, leur cadre de coopération pour les cinq prochaines années, avec l'ambition affichée de soutenir la transformation économique, renforcer l'inclusion sociale et accélérer la résilience face aux défis climatiques. L'accord a été signé par le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, et la représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement, Blerta Cela.
Ce Programme de coopération 2026-2030 s'inscrit dans la continuité du Plan national de développement adopté en Conseil des ministres en février dernier, dont il épouse les priorités stratégiques. Il vise à structurer l'intervention du PNUD autour de leviers jugés déterminants pour accompagner la trajectoire de développement du pays, en cohérence avec la vision portée par le président Alassane Ouattara de bâtir une nation prospère et solidaire.
Au cœur de ce partenariat, trois orientations majeures se dégagent. Il s'agit d'abord d'accélérer la transformation structurelle de l'économie en misant sur l'innovation, la digitalisation et une croissance durable. Le programme entend également élargir l'accès des populations, en particulier les femmes, les jeunes et les groupes vulnérables, aux opportunités économiques et aux services essentiels. Enfin, il ambitionne de renforcer la capacité du pays à faire face aux effets du changement climatique et aux catastrophes, dans un contexte où ces enjeux deviennent de plus en plus pressants.
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Pour les autorités ivoiriennes, ce nouveau cadre doit permettre de gagner en efficacité dans la mise en œuvre des politiques publiques, notamment grâce à l'intégration de solutions numériques et d'approches innovantes combinant gouvernance, développement local, paix et climat. Une dynamique qui s'accompagne d'un accent particulier sur le renforcement des capacités à l'échelle locale, afin d'ancrer durablement les résultats au plus près des populations.
Du côté du PNUD, l'intervention sur la période repose sur deux axes structurants. Le premier concerne la modernisation des services publics, avec le déploiement de solutions numériques destinées à rapprocher l'administration des citoyens et à renforcer la confiance dans l'action publique. Le second axe est orienté vers le soutien à une croissance plus inclusive et résiliente, avec des objectifs chiffrés ambitieux. L'institution onusienne prévoit notamment d'accompagner le développement du tissu entrepreneurial, de contribuer à la création de plus de 100 000 emplois, y compris dans les secteurs liés à l'économie verte et bleue, et d'élargir l'accès à l'énergie propre.
Le programme entend également protéger des millions de personnes contre les risques climatiques et sécuritaires, restaurer les écosystèmes forestiers et mobiliser des financements conséquents en faveur du climat. Ces engagements traduisent une volonté de concilier développement économique et durabilité environnementale, dans un contexte international marqué par l'urgence climatique.
Au-delà des perspectives qu'il ouvre, cet accord s'inscrit dans une relation de long terme entre la Côte d'Ivoire et le PNUD, marquée par plusieurs décennies d'accompagnement des politiques publiques. Cette continuité confère au nouveau programme une assise particulière, fondée sur l'expérience accumulée et la recherche de résultats concrets au bénéfice des populations.
Publié le 26/03/26 16:54
La Rédaction
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CEMAC