Les autorités ghanéennes veulent désormais imposer une nouvelle rigueur dans la gestion des entreprises publiques. Les autorités ghanéennes ont annoncé, ce 23 mars, que les entreprises publiques en difficulté devront améliorer leurs performances sous peine de restructuration, de fusion, de privatisation ou même de dissolution. L'annonce a été faite par le vice-ministre des Finances Thomas Nyarko Ampem lors d'une rencontre avec les parties prenantes du secteur, au nom du ministre des Finances Cassiel Ato Forson. Cette prise de position s'inscrit dans une volonté de renforcer la discipline et la responsabilité au sein des entités publiques.
Les autorités estiment que l'amélioration récente des indicateurs macroéconomiques crée un environnement désormais propice à de meilleures performances des entreprises publiques. Dans ce contexte, elles considèrent que les difficultés récurrentes de certaines structures ne sont plus justifiables, et qu'un changement de cap s'impose pour réduire leur dépendance aux financements de l'État et les transformer en contributeurs nets aux finances publiques.
Certaines entreprises continuent cependant d'accumuler des pertes importantes, en particulier dans le secteur de l'énergie où des inefficiences techniques et commerciales pèsent lourdement sur les résultats. L'État a dû intervenir à plusieurs reprises pour combler des déficits significatifs, tandis que des recapitalisations ont été engagées dans certaines institutions financières publiques afin de soutenir leur stabilité et éviter une détérioration de leur situation.
Malgré les défis, d'autres sociétés étatiques parviennent à enregistrer des performances encourageantes, notamment en matière de distribution de dividendes à l'État, signe d'une amélioration partielle de leur gestion. Les autorités insistent toutefois sur la nécessité d'une constance dans les résultats et d'une discipline accrue au sein des conseils d'administration et des directions générales, désormais appelés à rendre compte de leur gestion et à se conformer strictement aux exigences de régulation en vigueur.
Fanuelle YAO
Publié le 23/03/26 11:44
La Rédaction
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