menu mobile
L’information économique au cœur des marchés africains

La Guinée équatoriale mise sur le singapourien N-Soft pour mieux tracer les revenus du pari en ligne et du e-commerce

BRVMC0000000 - BRVMC
La BRVM Ouvre dans 15h18min

La Guinée équatoriale envisage de confier à la société singapourienne N-Soft la mise en place d'un système technologique destiné à détecter et suivre des revenus échappant actuellement aux circuits déclaratifs. Le projet cible les casinos, les maisons de paris, les jeux d'argent, le commerce électronique, les plateformes numériques, les réseaux sociaux, les monnaies numériques, les activités de marketing, l'importation de téléphones portables ainsi que le commerce de gros de marchandises importées.

La proposition a été présentée le 10 juin 2026 au Palais du Peuple, à Malabo, par Arik Zenouda, vice-président de N-Soft, lors d'une réunion présidée par le vice-président de la République, Teodoro Nguema Obiang Mangue. Selon les informations communiquées par la vice-présidence équato-guinéenne, N-Soft entend déployer " une plateforme technologique capable de capturer, de suivre et d'analyser en temps réel les transactions effectuées par ces entreprises ".

L'entreprise explique que " la mise en œuvre de cet outil permettra d'identifier les revenus réellement générés par rapport aux revenus déclarés aux autorités fiscales ", avec pour objectif d'améliorer le recouvrement de recettes aujourd'hui insuffisamment déclarées dans plusieurs segments de l'économie.

Les autorités équato-guinéennes y voient un moyen de renforcer la mobilisation des recettes non pétrolières. À l'issue des échanges, Teodoro Nguema Obiang Mangue a demandé au ministère des Finances de poursuivre les discussions avec l'entreprise sur les modalités financières du projet afin de parvenir rapidement à un accord, selon la vice-présidence.

Fondée en 1986, N-Soft se présente comme une entreprise spécialisée dans les technologies de supervision des transactions économiques et de mobilisation des recettes publiques. D'après les informations publiées par l'entreprise sur LinkedIn, ses plateformes permettent aux administrations de suivre en temps réel les flux issus des télécommunications, du mobile money, des jeux et paris, des services financiers, des douanes ou encore des services publics, afin de limiter les pertes de recettes fiscales et parafiscales.

N-Soft indique être présente ou active au Mali, au Mozambique, en République démocratique du Congo, en Sierra Leone, au Burundi, en Guinée-Bissau, au Cameroun, en République centrafricaine et au Somaliland. L'entreprise dispose notamment de bureaux à Paris, Bamako et Maputo, en plus de son siège international, selon les informations publiées sur LinkedIn.

Parmi les projets les plus documentés figure celui du Mali, où N-Soft a déployé dès 2019 un système de supervision du mobile money permettant aux autorités de suivre les transactions réalisées par les opérateurs de télécommunications. L'entreprise affirme que cette plateforme a permis d'identifier des dizaines de milliards de dollars de transactions et d'améliorer la visibilité de l'État sur l'activité économique numérique, selon African Media Agency.

N-Soft indique également avoir déployé des solutions similaires en République démocratique du Congo, en Sierra Leone et au Burundi, où ses systèmes auraient contribué à accroître les recettes publiques grâce à une meilleure visibilité sur les transactions économiques.

Perton Biyiha

Publié le 11/06/26 13:15

La Rédaction

SOYEZ LE PREMIER A REAGIR A CET ARTICLE

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

79OMaMyqpTJHJgqDBXtYv-vvBbakf3oiVWOxIqn0AM0 False