La Guinée équatoriale veut attirer des capitaux vietnamiens pour développer le transport maritime et routier, la transformation du manioc ainsi que l'aquaculture. Selon un communiqué publié le 2 août sur le site institutionnel du gouvernement équato-guinéen, une délégation de la société vietnamienne New Atlantic International Trading Company a présenté à La Paz plusieurs projets d'investissement qui seront examinés par les autorités. Chaque projet pourrait générer plus de 1 000 emplois, soit plus de 3 000 au total, tout en favorisant des transferts de technologies.
Les discussions ont porté sur trois principaux secteurs. Dans le domaine du transport maritime, l'entreprise vietnamienne propose la mise en place de services réguliers de transport de passagers et de marchandises sur les lignes intérieures reliant Malabo, Bata, Annobón et Corisco. Le projet prévoit également l'ouverture de liaisons internationales avec plusieurs pays de la sous-région, notamment le Cameroun, le Gabon, le Nigeria, Sao Tomé-et-Principe et le Togo.
Les navires pourraient être construits dans les chantiers navals ASABA, le principal chantier naval de Guinée équatoriale, spécialisé dans la construction, la réparation et la maintenance de navires. Selon le gouvernement, les études techniques relatives aux navires destinés aux lignes intérieures sont déjà achevées, tandis que des études complémentaires devront être réalisées pour adapter les infrastructures portuaires aux futures dessertes internationales.
Des corridors logistiques vers l'Afrique centrale
Le transport routier occupe également une place importante dans les propositions soumises aux autorités. D'après le gouvernement équato-guinéen, le pays entend s'appuyer sur les accords de transit déjà conclus avec la République centrafricaine et le Tchad afin de développer une activité logistique régionale.
Dans cette perspective, New Atlantic propose la création d'une coentreprise de transport et de logistique dotée, dans un premier temps, d'une flotte d'au moins 200 camions. Selon le communiqué, ce projet devrait accroître l'activité des ports nationaux, favoriser l'émergence de corridors logistiques vers l'Afrique centrale et stimuler la création de nouveaux investissements et d'emplois.
L'agriculture constitue le deuxième pilier des discussions. L'entreprise vietnamienne a proposé de développer la culture du manioc ainsi que sa transformation industrielle en Guinée équatoriale. Le ministère équato-guinéen de l'Agriculture devra désormais évaluer la disponibilité des terres et la faisabilité du projet.
Selon le gouvernement, New Atlantic s'appuie sur l'expérience acquise en Angola, où elle a développé, au cours des deux dernières années, un modèle intégré de production et de transformation du manioc qu'elle souhaite reproduire en Guinée équatoriale avec ses propres financements. Les échanges ont également porté sur le développement de l'aquaculture ainsi que sur la production durable de poissons et de crustacés en haute mer.
À l'issue de la rencontre, les autorités ont indiqué que des points focaux seraient désignés dans les différents ministères afin d'assurer la coordination avec l'entreprise vietnamienne. New Atlantic doit transmettre prochainement la documentation technique relative aux différents projets. Les premières estimations évoquent un lancement des phases initiales dans un délai d'environ six mois.
Perton Biyiha
Publié le 03/08/26 11:30
La Rédaction
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