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Centrafrique: 1 400 milliards FCFA pour bâtir la toute première autoroute du pays

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Le 20 mars 2026, à Bangui, un contrat de partenariat public-privé a été signé pour la construction d'une autoroute reliant Bambouti, au sud-est de la République centrafricaine, près de la frontière avec le Soudan du Sud, à Sibut au centre du pays. Le projet nécessite pour sa concrétisation, un financement de 1 400 milliards de FCFA, à en croire des informations communiquées par la présidence centrafricaine.
 
Sur un linéaire total de 1 249 kilomètres, cette future autoroute va traverser plusieurs villes clés du sud-est et du centre centrafricain, notamment Obo, Zemio, Rafai, Bangassou, Bambari et Grimari, jusqu'à Sibut. L'infrastructure doit être réalisée en béton bitumineux, avec l'objectif de garantir une praticabilité permanente.
 
Les groupes sud-soudanais Kit Entreprise and Construction Limited et Al Wasit portent respectivement la réalisation et le financement de ce projett autoroutier. Selon les éléments fournis lors de la cérémonie officielle, Al Wasit, basé à Kampala et adossé à des capitaux en provenance de Dubaï, assure l'essentiel de l'apport financier.
 
Pour Bangui, l'enjeu dépasse largement la seule dimension infrastructurelle. Le ministre centrafricain des Travaux publics, Eric Rekosset Kamot, met en avant un levier de désenclavement par le nord-est du pays, une zone historiquement difficile d'accès. Les autorités centrafricaines évoquent également la perspective d'un débouché vers les ports d'Afrique de l'Est via Juba au Soudan du Sud, puis Kampala, en Ouganda. une option stratégique pour un pays sans façade maritime.
 
Au-delà du commerce, les autorités centrafricaines lient explicitement ce corridor à des considérations sécuritaires. L'amélioration de la mobilité des forces de défense et la consolidation de la présence de l'État dans des régions périphériques figurent parmi les retombées attendues. Les services officiels évoquent aussi des effets sur l'accès aux soins, l'éducation et la circulation des biens, dans un pays où les infrastructures restent un frein majeur à l'intégration économique.
 
Pour l'heure, aucune date n'a été communiquée par les autorités centrafricaines concernant le démarrage des travaux ni leur échéance de livraison. Dans une région marquée par des fragilités sécuritaires et institutionnelles, la concrétisation effective d'un tel corridor constituerait un signal fort à l'attention des investisseurs que la Centrafrique s'efforce activement de mobiliser autour de son projet national de développement.
 
Perton Biyiha
 
 
 

Publié le 23/03/26 12:31

La Rédaction

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