Le Projet de renforcement des capacités pour l'employabilité des jeunes et l'amélioration de la protection sociale (RCEJPS) entre dans une nouvelle phase de suivi au Gabon. Financé par un prêt de la Banque africaine de développement (BAD), ce programme porté par le ministère du Travail, du Plein emploi, du Dialogue social et de la Formation professionnelle vise, comme son intitulé l'indique, à renforcer l'employabilité des jeunes tout en améliorant le dispositif de protection sociale. La BAD entend désormais faire auditer les financements mobilisés et l'exécution du projet sur l'exercice 2026 et le premier trimestre 2027.
L'enjeu dépasse donc la seule vérification des comptes. Le RCEJPS intervient sur deux problématiques directement liées au marché du travail gabonais : la capacité des jeunes à accéder à l'emploi et le renforcement de la protection sociale. Le financement de la BAD fournit à l'État des ressources extérieures pour accompagner cette politique, le projet étant financé à hauteur de 84,63 millions d'euros, soit environ 55,5 milliards FCFA, auxquels s'ajoutent la contrepartie de l'État gabonais chiffrée à 9,41 millions d'euros, soit environ 6,2 milliards FCFA portant le coût total du programme autour de 94,04 millions d'euros, soit 61,7 milliards FCFA.
C'est précisément l'utilisation de ces ressources qui entre désormais dans le champ du contrôle. L'audit programmé doit permettre d'établir si les financements accordés au RCEJPS ont été utilisés conformément aux finalités prévues par l'accord de prêt. Il doit également mettre en relation les sommes décaissées avec les réalisations physiques du programme, un élément important pour mesurer la traduction effective des financements mobilisés en actions réalisées.
Cette étape intervient alors que le projet est toujours en cours d'exécution. La période retenue pour le contrôle couvre l'ensemble de l'exercice 2026 et les trois premiers mois de 2027. Elle permettra ainsi à la BAD et aux autorités gabonaises de disposer d'une lecture financière de l'avancement du programme et de vérifier la cohérence entre les ressources engagées, les dépenses effectuées et les réalisations déclarées. Le document publié à ce stade ne fait état d'aucune irrégularité mais annonce simplement la mise en place du contrôle.
Publié le 26/08/26 11:11
La Rédaction
SN
CEMAC