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Gabon : Les nouveaux pôles de croissance stratégiques du PNCD 2026-2030 révélés

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Le ministre gabonais en charge de l'Économie, Henri-Claude Oyima, a identifié les principaux pôles de croissance appelés à soutenir le Plan national de développement économique (PNCD) 2026-2030. Au cours d'une récente interview sur Gabon 24, il a insisté sur la nécessité de ne plus dépendre uniquement du pétrole et de bâtir une stratégie de diversification centrée sur plusieurs secteurs productifs. " Nous consommons ce que nous ne produisons pas. La première chose, c'est de maîtriser la chaîne d'importation ", a souligné le ministre, mettant en avant l'agroalimentaire comme un pilier essentiel. L'objectif est de développer une agriculture de transformation locale, capable d'approvisionner le marché national et d'exporter, tout en réduisant la pression sur la vie chère.

La transformation des minerais et matières premières constitue le deuxième axe de développement. Oyima a rappelé que fer de Belinga, manganèse, phosphate et autres minerais situés dans l'Est du pays ne doivent plus être exportés bruts. " Il est impératif de créer de la valeur ajoutée ici, au Gabon ", a affirmé le ministre de l'Economie. Pour y parvenir, le gouvernement entend privilégier des investissements énergétiques stratégiques, comme de nouvelles centrales hydroélectriques et lignes électriques, indispensables à l'industrialisation et à la compétitivité des filières minières.

Le bois, déjà soumis à une politique de transformation depuis l'interdiction d'exporter les grumes en 2010, reste bien évidemment un secteur prioritaire. Oyima et ses équipes misent sur le renforcement de filières compétitives comprenant le sciage, le contreplaqué et la fabrication de meubles finis. L'objectif est de capter une plus grande part de la chaîne de valeur et de générer davantage d'emplois pour les Gabonais, tout en renforçant l'exportation de produits transformés plutôt que de matières premières.

Le pétrole, longtemps moteur unique de l'économie gabonaise, demeure un pilier stratégique, mais cette fois intégré dans un ensemble diversifié. Le ministre rappelle par ailleurs que l'optimisation de l'exploitation pétrolière doit servir à financer la diversification économique, avec des recettes utilisées pour développer les filières agricoles, minières et industrielles. C'est dans ce contexte que la future société nationale de transit, évoquée par le président Oligui Nguéma, pourrait jouer un rôle clé en fluidifiant les chaînes logistiques et en réduisant les délais et coûts qui freinent l'essor de ces secteurs.

Dans ce flot d'ambition, les infrastructures ne sont pas en reste. Henri Claude Oyima a souligné l'importance des infrastructures structurantes comme le chemin de fer Boué-Belinga-Mayumba pour relier les zones minières à un port en eau profonde, le port de Mayumba lui-même pour l'exportation de produits transformés, et des investissements énergétiques pour sécuriser l'électricité nécessaire à l'industrialisation.

Publié le 26/08/25 11:51

Narcisse Angan

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