menu mobile
L’information économique au cœur des marchés africains

Gabon : L’unique raffinerie du pays tourne au ralenti, faute de matière première

BRVMC0000000 - BRVMC
La BRVM Ouvre dans 45h30min

L'activité de raffinage a enregistré un repli de 1,7% au premier trimestre 2026, portant le recul en glissement annuel à 15,2%. La DGEPF impute directement cette contre-performance à " des contraintes d'approvisionnement en matières premières qui ont limité les performances industrielles de l'usine ". Dans un pays qui ne dispose que d'une seule raffinerie, chaque fluctuation de cet outil industriel a des répercussions directes sur l'ensemble de la chaîne de distribution des produits pétroliers.

Ce ralentissement s'inscrit dans un trimestre où le secteur pétrolier et gazier gabonais dans son ensemble traverse des difficultés opérationnelles significatives : la production de pétrole recule de 4%, celle de gaz naturel commercialisé s'effondre de 44,9%, et la production d'électricité chute de 13,2%, la DGEPF évoquant dans ce dernier cas " d'importants délestages " liés à des avaries et à une maintenance insuffisante des centrales.

La convergence de difficultés en amont de la chaîne énergétique éclaire directement les contraintes rencontrées par le raffinage. Une usine de transformation ne peut afficher une performance stable que si son approvisionnement en brut est lui-même régulier. Le recul conjoint de la production pétrolière nationale et des performances du raffinage suggère donc un lien de cause à effet entre les deux indicateurs, plutôt que deux difficultés indépendantes.

Pour le marché intérieur, cette situation présente un risque direct sur la disponibilité des produits raffinés, essence, gasoil, jet A1 et butane, dont dépend une part significative de l'activité économique nationale, du transport aux activités extractives elles-mêmes. Le commerce des produits pétroliers, qui progresse pourtant de 0,4% sur le trimestre porté par la demande du BTP et des mines, repose sur un outil de raffinage dont la fragilité structurelle reste, trimestre après trimestre, l'un des points de vulnérabilité de l'économie gabonaise.

Publié le 31/07/26 07:24

La Rédaction

SOYEZ LE PREMIER A REAGIR A CET ARTICLE

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

5nNyBXrfaCcf3Hi7pabt3IRIW_52y9eLr-cv34PX5SE False