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Guinée Équatoriale : Le fisc accentue la pression sur les entreprises pour résorber les arriérés

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Dans une démarche visant à renforcer la souveraineté budgétaire de l'État, le ministère des Finances, de la Planification et du Développement économique a lancé, ce 6 mai, une offensive de régularisation fiscale. Par la voix de son Secrétariat d'État chargé des Impôts, l'administration a convoqué d'urgence les chefs d'entreprises nationales accusant des retards de paiement. Cette réunion de haut niveau, conduite par José Domingo Ndong Bakale, souligne la volonté de Malabo de ramener les opérateurs économiques dans le giron de la légalité financière, alors que la mobilisation des ressources intérieures devient un levier critique de stabilité.

L'administration fiscale s'appuie sur un arsenal juridique actualisé, notamment l'article 332 de la Loi n°1/2024 portant Code général des impôts. Ce cadre législatif permet au fisc d'exiger la comparution des contribuables pour solder leurs créances en suspens. Loin d'une simple injonction, les autorités disent privilégier une approche de dialogue, en ouvrant des canaux de communication directs pour traiter les dossiers au cas par cas. L'objectif est double : faciliter le recouvrement par des mécanismes de régularisation adaptés, tout en garantissant une équité fiscale nécessaire à la compétitivité du marché local.

Pour les entreprises récalcitrantes, le ton est toutefois sans équivoque. Le non-respect des obligations fiscales ou l'absence injustifiée à ces sessions de régularisation exposent les entités à des mesures coercitives allant des majorations de retard aux amendes lourdes. Dans un contexte où la ponctualité des paiements est érigée en élément essentiel pour éviter l'accumulation de la dette publique, le gouvernement entend utiliser tous les leviers légaux pour assainir le bilan de l'État et renforcer la résilience du système financier national.

Cette initiative s'inscrit dans une volonté de réformes structurelles visant à accroître la transparence et la discipline fiscale au sein de la zone CEMAC. En resserrant les mailles du filet fiscal, la Guinée Équatoriale cherche non seulement à sécuriser ses recettes budgétaires face aux fluctuations de la conjoncture, mais aussi à envoyer un signal fort aux institutions internationales et aux investisseurs sur sa capacité à assainir sa gestion publique par une meilleure collecte de l'impôt.

Idrissa Diakité

Publié le 08/05/26 10:32

La Rédaction

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