Le chef de l'État a consacré une partie substantielle de son discours au développement des capacités hôtelières du pays, présenté comme un corollaire direct de la modernisation des infrastructures et de l'attractivité renforcée de Libreville. Il a affirmé que ce secteur est porteur de nombreuses opportunités susceptibles d'améliorer considérablement l'employabilité des jeunes, sans toutefois chiffrer d'objectifs en termes de créations d'emplois ou d'investissements attendus.
L'appel présidentiel s'adresse à trois catégories d'acteurs simultanément : les entrepreneurs, les établissements de formation et les professionnels du secteur hôtelier, invités à se mobiliser pour former les jeunes Gabonais aux métiers de l'hôtellerie, de la restauration, de l'accueil et du service. Cette convergence entre offre de formation et développement entrepreneurial marque une volonté affichée de structurer une filière plutôt que de laisser l'offre hôtelière se développer de façon dispersée.
Sur le plan de la formation, le président a annoncé l'achèvement de la construction de l'Université Polyvalente du Cap Estérias, dont une partie des programmes sera dédiée aux métiers de ce secteur, avec une rentrée effective annoncée pour la prochaine année universitaire. Cette infrastructure constitue le seul engagement daté et vérifiable du volet hôtelier du discours, et mérite à ce titre d'être suivie de près quant à son calendrier de mise en service.
La dynamique s'inscrit également dans la perspective d'un Libreville plus attractif, le Gabon envisageant d'accueillir le prochain Sommet de l'Union africaine. Le président a présenté cette candidature non pas comme une opération de prestige, mais comme une démonstration de stabilité et de capacité d'organisation, ce qui laisse supposer qu'un accroissement de la demande hôtelière pourrait accompagner, voire précéder, la concrétisation de cette candidature.
Alors que des projets d'hôtellerie notamment le futur Hôtel Hilton à la baie des rois, et d'écotourisme sont en développement dans le pays, ce discours constitue un signal favorable, même si il reste pour l'heure silencieux sur les instruments concrets de soutien : incitations fiscales, financement bancaire dédié, ou dispositifs de garantie pour les porteurs de projets.
Idrissa Diakité
Publié le 18/08/26 11:21
La Rédaction
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