À l'arrêt depuis 2015, Warri Refining & Petrochemical Company (WRPC) a officiellement repris du service le 30 décembre dernier, a annoncé la Nigerian National Petroleum Company (NNPC) qui exploite cette unité de transformation de pétrole brut située dans le Delta du Niger. Dotée d'une capacité de traitement de 125 000 barils/jour, WRPC fonctionnera dans un premier temps à 60% de sa capacité avant d'évoluer progressivement vers le plein régime.
"Je dois féliciter notre équipe pour sa détermination et sa conviction profonde que cette entreprise peut redémarrer cette usine. Nous avons prouvé qu'il est possible de redémarrer une centrale que l'on a délibérément arrêtée", a déclaré Mele Kyari, le patron de la NNPC.
La relance de WRPC participe de la volonté des autorités nigérianes de restaurer les raffineries à capitaux publics (d'une capacité combinée de 445 000 bpj) qui, ces dernières années, ont connu des fermetures prolongées en raison de nombreuses défaillances. Plus grand exportateur de brut d'Afrique, le Nigéria qui a été contraint d'importer la majeure partie du carburant consommé localement, souhaite ainsi revitaliser le secteur de la raffinerie et restaurer son indépendance énergétique.
Avant Warri, c'est la raffinerie de Port Harcourt qui a été en premier remise sur les rails et devrait traiter de manière journalière 60 000 barils de pétrole.
Voir aussi : Nigéria/Pétrole : La raffinerie de Port Harcourt reprend du service, après quatre années d'inactivité
Ces 2 unités rejoignent celle du groupe Dangote qui est l'une des plus grandes raffineries au monde avec une capacité de 650 000 barils par jour. Ce qui laisse présager une belle perspective pour le Nigéria qui devrait disposer d'une production suffisante pour mettre un terme aux importations de carburant qui coûtent cher en termes de subventions publiques, mais surtout exporter vers d'autres pays et générer des devises.
Le principal défi à présent reste celui de la disponibilité du brut à traiter, car les opérateurs ont une préférence pour expédier leurs cargaisons à l'étranger plutôt que de la vendre aux raffineurs locaux. En proie à un déficit d'approvisionnement, Dangote a été contraint ces derniers mois de recourir aux importations de brut des USA.
Publié le 03/01/25 18:11
La Rédaction
SN
CEMAC