En 2009, les pluies ont causé 82 millions de dollars de pertes et affecté 360 000 personnes affectées au Sénégal. Pour lutter contre le phénomène, les autorités ont initié, dès 2013, un projet de développement urbain visant à réduire les risques d'inondations dans les zones périurbaines de Dakar et préserver les populations vivant dans les zones exposées.
Le gouvernement sénégalais bénéficiera de 135 millions de dollars (environ 81 milliards FCFA) de la Banque mondiale pour lutter contre les inondations dans le pays. L'institution l'a annoncé ce vendredi 30 juin sur son site Web.
Ce financement vise à soutenir les efforts des autorités sénégalaises afin de réduire et anticiper les risques d'inondation dans les zones périurbaines de Dakar. Il sera mis en œuvre dans le cadre d'un renforcement des capacités de planification et de gestion urbaines. Le décaissement de ce financement intervient dans le cadre de la seconde phase du Projet de gestion des eaux pluviales et d'adaptation au changement climatique 2 (PROGEP 2).
Le PROGEP 2 prévoit d'impacter directement 184 000 habitants. L'objectif, à terme, est de contribuer à renforcer la résilience aux inondations dans les zones ciblées. ‘‘Le financement initial du PROGEP 2 a déjà permis la construction de plus de 14 km de canaux primaires et secondaires, protégeant 55 000 personnes et 345 ha des inondations. Suite à ces résultats encourageants, nous sommes convaincus que ce financement supplémentaire pourra apporter des solutions structurelles pour atténuer les impacts des fortes pluies dans les zones urbaines prioritaires identifiées par le gouvernement sénégalais'', a expliqué Keiko Miwa, directeur pays de la Banque mondiale pour le Sénégal
Pour rappel, la première phase du PROGEP 2 a été financée à hauteur de 35 millions de dollars (environ 21 milliards FCFA) par l'institution de Bretton Woods. Avec un objectif similaire, elle a été menée dans les neuf départements du grand Dakar, notamment les départements de Saint-Louis, Diamniadio, Thiourouf, Dakar, Dalifort, Pikine, Keur Massar, Nimzat, Guédiawaye.
‘‘A travers ce financement complémentaire au PROGEP 2, des travaux d'assainissement complémentaires sont prévus pour la partie nord de Keur Massar dans le bassin versant de Mbeubeuss, impliquant 11,7 km de collecteurs primaires et secondaires et 10 bassins de rétention des eaux pluviales d'une capacité de stockage de 165 200 m3. Sous-bassin versant de Kounoune-Sangalkam, qui fait partie intégrante du bassin versant du Lac Rose, il est prévu de construire 27,35 km de collecteurs primaires, 6 bassins de rétention d'une capacité totale de 120 000 m3, ainsi qu'un exutoire à la mer'', a déclaré Isabelle Céline Kane, chef de projet à la Banque mondiale.
Notons que le PROGEP 1 a été mis en œuvre sur une période de 5 ans, de 2013 à 2017. Il a été mené dans les villes de Pikine et Guédiawaye et visait à protéger 660 ha de terres contre les inondations récurrentes. Le PROGEP 1 a eu un impact sur 550 000 bénéficiaires dans les zones de Dalifort, Thiourour, Yeumbeul Nord et Mbeubeuss.
Publié le 30/06/23 09:30
Jean-Marc Gogbeu
SN
CEMAC